Étudiant en licence de science politique, j’ai depuis mon adolescence développé un attachement particulier à la photographie. D’abord pratiquée avec mon téléphone, l’acquisition de mon premier appareil photo a profondément transformé ma manière de photographier et de percevoir le monde.
Inspiré par la photographie de rue et le réalisme, j’ai peu à peu cultivé le désir de mettre en lumière la beauté des gestes ordinaires, des instants simples du quotidien. Pour moi, la création artistique est une façon de saisir un moment unique et précieux, de raconter une histoire et d’en conserver la trace. Cette pratique a affiné ma sensibilité à mon environnement et m’a appris à apprécier les espaces que je traverse.
Parallèlement, ma découverte de l’impressionnisme m’a conduit à expérimenter davantage avec le flou, à tendre vers une forme d’abstraction. Comme si les fragments que je capturais étaient eux aussi traversés par le flou de la mémoire. Ce flou, loin d’être une imperfection, devient pour moi le symbole du mouvement dans un support figé — un moyen d’inviter le spectateur à imaginer ce qu’il ne voit pas, à s’approcher, à contempler, à déchiffrer la scène.